Run for your Life!

Aujourd’hui ça fait un an que je cours.
J’y repensais ce matin durant ma sortie et je me suis dit qu’une année de course à pied méritait bien un petit bilan.
Un an qu’un soir j’ai décidé de chausser mes vieilles Nike restées trop longtemps au fond du placard et de partir courir … Pour m’arrêter 3 km plus loin à bout de souffle et exténuée. L’effort surhumain (ou inhumain diront certains) que je venais de fournir m’avait tout de même fait prendre conscience que la course à pied pourrait représenter pour moi bien plus qu’une simple activité physique.
Alors j’y suis retournée encore et encore.
Une année à courir pour quoi?
Pour me maintenir en forme, pour savoir dépasser la souffrance physique et passer outre les tendinites et toutes les petites douleurs diverses et variées du coureur (dos, genoux, pieds…). Une année pour que mon mental dicte sa loi à mon physique et lui dise « hey mec arrête un peu de trop t’écouter! »
J’ai aussi souvent couru pour fuir, au sens propre comme au figuré : fuir les cris des enfants le soir, le train train quotidien de la maison, fuir aussi mon passé parfois trop lourd et laisser derrière moi tout « le bordel de dans ma tête ». Un an à courir pour que mon corps dise à mon esprit « ferme la et avance! »
J’ai vécu certaines de mes courses comme de véritables combats contre moi même où tour à tour mon physique ou mon mental sont sortis vainqueurs. Dans tous les cas j’en ai tiré de gros bénéfices.
Aujourd’hui, j’ai de nouvelles basket ainsi que toute la panoplie qui va bien et je cours 3 fois par semaine. Je cours parfois bien, parfois moins ; certains jours je me sens légère et je me surpasse, d’autres je me sens comme lors de ma première course.
J’aime me fixer des objectifs et tout faire pour les atteindre, même si quelque fois je me déçois.
Dans tous les cas, je n’ai jamais baissé les bras, je n’ai rien lâché et je continue d’avancer. La course à pied m’a rendue plus forte.
Certes je ne serai jamais une grande championne (ça ma vieille il faut bien se rendre à l’évidence!) mais quand je vois la progression, les kilomètres parcourus et les objectifs atteints je me dis que j’ai de quoi être fière.

Alors redresse toi Marie!

Redresse toi, bombe le torse et continue d’avancer!

Publicités

De l’utilité de tenir un journal

Non mais c’est vrai quoi! Je n’ai plus 15 ans!
Pourtant depuis quelques mois je ressens de nouveau le besoin de tenir un journal…. Il faut dire que je réfléchis beaucoup en ce moment et la nécessité de tenir un journal pour y coucher mes pensées est apparue comme une évidence.
Me voici donc à 35 ans en train d’écrire ici ce qui me passe par la tête, sans aucun jugement, sans aucune prétention, juste écrire.
L’écriture pour sa vocation cathartique, pour sa fonction « soupape de sécurité » qui m’empêche d’exploser et de devenir folle.
L’écriture pour prendre de la distance avec ce que j’ai dans ma tête et me rendre compte que peut être , parfois, je suis un peu folle quand même…
L’écriture parce que peut être que j’aurai des choses intéressantes à raconter un jour.
Voilà le postulat de départ.
Voyons jusqu’où cela nous mènera.